Abril 74

  • Companys, si sabeu on dorm la lluna blanca,
    digueu-li que la vull
    però no puc anar a estimar-la,
    que encara hi ha combat.

    Companys, si coneixeu el cau de la sirena,
    allà enmig de la mar,
    jo l’aniria a veure,
    però encara hi ha combat.

    I si un trist atzar m’atura i caic a terra,
    porteu tots els meus cants
    i un ram de flors vermelles
    a qui tant he estimat,
    si guanyem el combat.

    Companys, si enyoreu les primaveres lliures,
    amb vosaltres vull anar,
    que per poder-les viure
    jo me n’he fet soldat.

    I si un trist atzar m’atura i caic a terra,
    porteu tots els meus cants
    i un ram de flors vermelles
    a qui tant he estimat,
    quan guanyem el combat.

  • Abril 74 (Avril 74)

    Camarades si vous savez où dort la lune blanche
    dites-lui combien je la désire,
    mais que je ne peux encore venir la rejoindre
    car il faut encore livrer combat.

    Camarades si vous savez où se cache la sirène,
    là-bas par-delà les mers, un jour j’irai la voir
    mais il faut encore livrer combat.

    Et si un triste sort m’arrête et que je tombe à terre
    portez tous mes chants et un bouquet
    de fleurs vermeilles
    à l’être que j’ai tant aimé,
    si nous gagnons le combat.

    Camarades si vous cherchez les printemps libres
    Alors j’irai avec vous,
    Car c’est pour pouvoir les vivre
    que je me suis fait soldat.

    Et si un triste sort m’arrête et que je tombe à terre
    portez tous mes chants et un bouquet
    de fleurs vermeilles
    si nous gagnons le combat.

    Camarades si vous cherchez les printemps libres
    alors j’irai avec vous,
    car c’est pour pouvoir les vivre
    que je me suis fait soldat.

    Et si un triste sort m’arrête et que je tombe à terre
    portez tous mes chants et un bouquet
    de fleurs vermeilles
    à l’être que j’ai tant aimé
    quand nous gagnerons le combat.

 

Paroles et Musique de Lluis Llach

Au Portugal, l’insurrection militaire et la « Révolution des Oeillets » du 25 avril 1974 balaie le régime autoritaire institutionnalisé en 1933 par António de Oliveira Salazar.