Le grand-père Siset me parlait ainsi Tôt le matin au portail tandis qu'attendant le soleil,
nous regardions passer les charettes
Siset, ne voit tu pas le pieu On nous sommes tous attachés, Si nous ne nous détachons pas Jamais nous ne pourrons nous libérer...
Si nous tirons tous il tombera Et il ne peut plus tenir trés longtemps Sûr qu'il tombe , tombe, tombe,
Il doit être déjà bien entamé Si je tire fort de mon côté, Et que tu tires fort de ton côté, Sûr qu'il tombe, tombe, tombe, Et nous pourrons nous délivrer.
Mais, Siset, il y a longtemps déjà que l'on s' écorche les mains Et quand la force m'abandonne Il semble bien plus large et plus grand qu'avant.
Certainement qu'il est tout pourri, Pourtant, Siset, il pèse tant! Et parfois la force me manque. Alors, chante moi encore ta chanson!
Si je tire fort de mon côté, Et que tu tires fort de ton côté, Sûr qu'il tombe, tombe, tombe, Et nous pourrons nous délivrer.
On n'entend plus le vieux Siset Un mauvais vent l'a emporté. Qui sait où il est passé? Et je reste seul au portail.
Et quand passent des jeunes, Je tends le cou pour chanter Le dernier chant de Siset Le dernier qu'il m'ait appri.
Si je tire fort de mon côté, Et que tu tires fort de ton côté,
Sûr qu'il tombe, tombe, tombe, Et nous pourrons nous délivrer.
|