J'aime cette terre
comme un amant fidèle et ardent,
ma terre qui chaque jour m'éclaire et me prend,
peau à peau, nous nous partageons,
corps à corps, nous nous apprenons,
et le désir fait vivre nos rêves.
Cette terre rude,
regard sombre et lèvres pleines,
je la sens dans mon ventre
comme si en moi elle prenait racines,
abat-voix de solitudes,
pas à pas je la reconnais
et en amour, je la sens altière et tendre.
Ma terre m'amène
sur des chemins au delà de moi-même,
je me repose quand je la regarde,
quand j'en suis loin tout m'attriste,
sillon par sillon je le sens en moi,
par le désir elle m'est présente
car mon coeur sans elle ne bat plus.
Le Mollo nous donne la vie,
la Teixteta, l'amour,
et les Marrades l'oublie, l'oubli du Nord.
La Sentiu lance un rêve
baigné de lumière
mais les Marrades l'oubli, l'oubli du Nord.
Je partirai d'ici,
quand un matin vert et frais me remplira le coeur,
je laisserai ce lieu,
il y a tant de vie qui attend de par le monde,
pour les sens encore vifs
l'horizon sera une affiche
où trouver la force de me lever,
la nostalgie ne pourra pas
freiner l'élan qui me pousse et me fait vibrer,
oublier le retour
Sera un espace de silence et de liberté,
il n'y aura ni geste, ni désir
ni un seul chemin, ni aucune soif
assez intense pour me faire revenir sur mes pas.
Le Mollo nous donne la vie,
la Teixeta l'amour,
et les Marrades l'oubli, l'oubli du Nord.
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