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ABRIL 74

A FORCA DE NITS

AMOR PARTICULAR

A LA TAVERNA DEL MAR

BRESSOLS DE TOTS ELS BLAUS

CAMPANADES A MORTS


CANT DE L'ENYOR

CANCO A MAHALTA

CANCO D'AMOR

COM UN ARBRE NU

EL JORN DELS MISERABLES

ELS MEUS ULLS AQUI

ESCRIU ME AVIAT

ET DEIXO UN PONT DE MAR BLAVA

FINS QUAN I PER QUI

I AMB EL SOMRIURE
LA REVOLTA


I SI CANTO TRIST

ITACA

LA GALLINETA

LA JOIA

LAURA

L'ESTACA

MAREMAR

PAIS PETIT

PORRERA

POTSER EL DESIG

QUE TINGUEM SORT

SI ARRIBEU

TINC UN CLAVELL PER A TU

TOSSUDAMENT ALCATS

UNA FINESTRA AL MAR

UN NUVOL BLANC

VAIXELL DE GRECIA

VIDA

VENIM DEL NORD...

 

Llach, La revolta permanent

Salvador Puig Antich

 
 
Llach, la revolta permanent

 

Les cloches de la mort
sonnent le glas pour la guerre
des trois fils qu'ont perdus
les trois cloches noires.

Et le peuple se recueille
quand la douleur s'approche;
voici encore trois peines
dont il faudra garder la mémoire.

Les cloches sonnent le glas
pour les trois bouches closes :
malheur au troubadour
qui tairait les trois notes !

Qui a ôté le souffle
à ces trois corps si jeunes
qui n'avaient d'autre trésor
que la raison de ceux qui pleurent ?

Assassins de raisons et de vie
que jamais vous n'ayez de repos de toute votre
existence
et que jusque dans la mort vous poursuivent nos
mémoires !

Ouvrez-moi le ventre
qu'il y trouvent le repos
de mes jardins
apportez les plus belles fleurs

Pour ces hommes-là
creusez-moi bien profond
et dans mon corps
gravez leurs noms.

Et qu'aucun orage
ne vienne troubler le sommeil
de ceux qui moururent
sans baisser la tête.

Dix-sept ans seulement,
et toi, si vieux;
jaloux de la lumière de ses yeux
tu as voulu lui fermer les paupières
mais en vain car tous, nous conservons cette lumière
et nos yeux lanceront des éclairs dans tes nuits !

Dix-sept ans seulement,
et toi, si vieux;
envieux d'une beauté si jeune
tu as voulu lui arracher les membres
mais en vain car nous conservons l'image de son corps
et chaque nuit nous apprendrons à l'aimer.

Dix-sept ans seulement,
et toi, si vieux,
incapable d'un amour comme le sien
tu lui as donné la mort pour compagne
mais en vain car au nom de tout ce qu'il aima
notre corps sera un éternel printemps.

La misère s'est fait poète
et a écrit dans les champs
en forme de tranchées
et les hommes sont allés vers elles,
Chacun devint parole
du victorieux poème.




 

 

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Paroles et Musique de Lluis Llach





Le 3 mars 1976 en Vitoria, lors d'une réunion
ouvrière l'intervention de la police fait cinq décès et
plus de cent blessés par balles.

Cette nuit là, Llach compose ce qui allait devenir
l'une des chansons les plus symboliques de cette
période
de répression : « Campanades a morts ».

Trente ans plus tard, en 2006, Lluis Llach revient à
Vitoria afin d'interpréter la chanson lors d'un concert
organisé en la mémoire des victimes du 3 mars.

Un voyage dans l'espace et temps conduit par la
musique et les mots de Llach lui-même, dans
lesquels des mémoires autobiographiques sont
mélangées aux images et aux témoignages des
protagonistes de ces événements.

C'est l'histoire d'une chanson, du portrait de la
personne qui l'a écrit et de la chronique des
événements qui l'ont inspirée.

Un cri et une demande de révolte permanente
contre l'oubli.

Le film de Luis Danès est présenté dans de
nombreuses villes en Espagne.


voir le site du film >




 


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