Un regard
Et voir passer le monde
Entre les barqaues et toi.
Jouer, et du hasard et de l’artiste
Le bleu des bleus aux crêtes blanches
Un fenêtre sur la mer
Et ce filet
A jeter aux étoiles
Les mémoires perdues
Et ne jamais plus lever l’ancre
Pour le sortilège et l’eau claire
Qu’est-elle devenue
Antoinette en sa maison de Xelafù
Quand elle ouvrit la porte
A ces enfants de l’Albanie
Déesse antique d’aujourd’hui
Les pêcheurs l’aiment
lui laissent leurs filets
Miroitements d’argent
Une fenêtre sur la mer
Et perdre l’ancre
Détruire tant de phares
Abjurer des astres…avec toi
Pour faire de demain
Un art imprévisible
Une fenêtre sur la mer
Petite et blanche
Chemin du rêve
Loin de l’absurde
Loin de ce petit moi
le cœur gonflé l’âme vidée
Minaret de Tanger
Samir que pense-t-il?
Les pieds foulant misère
Et le rêve d’Espagne
Il dénude son corps, si beau
Se lance dans les flots
Plaise aux dieux qu’à la force
De regrets, nostalgies
Il dévague un bateau…
Une fenêtre sur la mer
Pour que tes yeux l’habitent
Et qu’ils inventent
L’espace et sa lumière
Et ses limites
S’endort là-bas l’enfant
Bercé au chant de la petite
Qu’est devenu Lanis, parti d’Icarie
Cherchant une émeraude en place d’Omonia
Depuis longtemps assourdi de prières
Prisonnier de ce corps
Désir insoupçonné
Inattendu…
Une fenêtre sur la mer
Un regard
Un olivier en paix…
Juste au coin
Une fenêtre sur la mer
Petite et blanche
Vers le rêve…
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